Changer de regard sur l’emploi et le handicap avec le projet ACCESS

Hello, hallo, buon giorno les Mamans d’Europe,

Je reviens ici avec du baume au cœur pour vous parler d’une pépite de projet européen, le projet ACCESS. Avant de vous en dire plus, je dois vous dire que je suis porteuse d’un handicap moi-même. J’ai longtemps fait comme si ce handicap ne me contraignait pas, avant de finalement l’accepter. Il fait partie de moi, il me rend singulière et unique.

Il y a quelques semaines, j’ai fait des recherches sur les projets européens dans ma région pour le concours de blog #EUinmyregion organisé par la Commission européenne. Je suis de celles qui remarquent les drapeaux européens sur les bâtiments publics, synonyme de soutien financier de l’Europe aux infrastructures locales. Mais je dois vous avouer que mes projets européens préférés ne sont pas ceux qui visent à financer des bâtiments, mais des rencontres entre les européen.ne.s.

C’est ainsi que j’ai découvert le projet ACCESS, qui vise à faciliter l’accès à l’emploi de jeunes en situation de handicap, notamment avec une déficience intellectuelle. Ce projet de deux années est porté par une belle équipe, qui m’a accueillie avec enthousiasme à Laval, dans les locaux du DJINH. Un espace où les jeunes sont reçus par des professionnels passionnés par leur métier, qui accompagne les jeunes pour construire avec eux un parcours vers l’emploi.

Je connaissais les ESAT, ces entreprises qui donnent un emploi aux personnes en situation de handicap. On parle d’un milieu « protégé » par opposition au milieu « ouvert » qui est celui de toute autre entreprise. L’Europe œuvre pour l’inclusion, c’est à dire l’accès au milieu ouvert pour toutes les personnes via son programme ERASMUS+. Les équipes du projet ACCESS (jeunes/parents/associations/entreprises) vont se rencontrer pendant la durée du projet en Angleterre, au Portugal et en France.

Ces rencontres visent à permettre la création d’un guide de bonnes pratiques pour les associations et les entreprises. Pour les jeunes et leurs parents, partir en groupe permet aussi de sortir de son quotidien, d’aller à la rencontre d’autres jeunes et parents avec une culture et une langue différentes.

L’équipe du GEIST en Mayenne accueille cette semaine les partenaires européens et me permettent de les suivre lors de leurs activités. Je reviendrais vous parler de mes observations et de mes rencontres avec des mamans d’Europe anglaises, portugaises et mayennaises.

L’agence Erasmus a édité un guide sur la mobilité européenne pour tous : lien ici.

Et vous les Mamans d’Europe, connaissiez-vous les échanges européens pour la formation? êtes-vous concerné.e par le handicap sur votre lieu de travail? Faites-moi part de vos retours en laissant un commentaire!

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Maman (re)travaille

Hello, Hallo, buon giorno les Mamans d’Europe,

J’hésite à vous raconter un peu ma vie entre les lignes mais je me dis que ça y est on s’est connaît un peu tous, donc je me lance. Il y a trois semaines, j’ai repris mon activité professionnelle. Eh oui, maman, blogueuse, fan d’Europe, ça ne paie pas les factures (dommage !).

Je m’étais arrêtée un an environ, suite à un pépin de santé au 6ème mois (le dos, le stress, les déplacements). J’avais enchaîné sur un congés parental en accord avec mon mari pour accueillir BB Lou, l’allaiter et aussi me remettre de nos émotions.

En effet, si tu as un peu suivi, j’étais suivie pendant 3 ans en AMP (assistance médicale à la procréation). Je l’ai raconté ici . Stimulation ovarienne, plusieurs inséminations, une FIV « blanche »…j’étais exténuée physiquement et moralement.

Mon mari et moi avons eu l’excellente idée de nous marier, et franchement quand la possibilité de fonder une famille est en jeu, la volonté de s’engager l’un envers l’autre malgré tout, m’a fait comme un électrochoc. Je me suis plongée dans les préparatifs du mariage, et ça m’a fait du BIEN. Nous poursuivions le parcours AMP, je travaillais à 9O km de mon domicile, mais j’avais un projet à mener, et l’univers du mariage m’a fait rêver à un moment difficile de ma vie de femme.

Je peux le dire aujourd’hui – et je l’ai écrit à Anne Delacour – le blog Mademoiselle Dentelle m’a « aidée ». Pas seulement en lisant les articles de préparation, mais aussi les personnes qui étaient à l’origine de ses articles. Elles avaient une vie, avec ses bons et mauvais moments à passer. Mais elles partageaient leurs préparatifs avec sincérité et bienveillance. Merci à Madame Gezillig et son mariage participatif franco-hollandais et Madame Arwen et son mariage de geek, qui a partagé son parcours pour enfanter.

C’est peut être aussi pour cette raison que j’ai eu l’idée d’organiser un vide wedding . Il était important pour moi de contribuer à mon échelle au blog Mademoiselle Dentelle, en diffusant son esprit de solidarité et de partage entre « futurs » et « déjà » mariés. Ouest France a fait un article sur le sujet.

Chloé , wedding planner de Sépia Wedding & Events, a repris l’idée, pour mon plus grand plaisir, et organise un vide wedding à Saint Nazaire le 24 février.

Pour revenir à mon histoire, notre BB Lou est arrivé dans notre vie un mois après notre mariage 🙂 Nous avons pris le temps pour l’accueillir et pour envisager un nouveau projet. En famille cette fois. Cette vieille idée de vivre dans un autre pays européen est remontée à la surface, l’été dernier. Je vous en dirais plus la prochaine fois!

La reprise de mon activité professionnelle se fait toute en douceur avec un temps partiel qui me permet de profiter de BB Lou une journée dans la semaine. Mon mari a poursuivi le congés parental et peut s’occuper de sa fille et travailler à sa reconversion professionnelle. J’ai le plaisir de retrouver le travail en équipe, ma motivation intacte pour faire avancer les projets européens. Histoire de boucler la boucle avant de voguer vers un autre projet en Europe!

Et vous les Mamans d’Europe? temps plein, temps partiel? Quelle organisation familiale chez vous? Vous habitez ailleurs que dans votre pays d’origine? Racontez-nous!

 

EURES: l’emploi en Europe

Hello, hallo, buon giorno les Mamans d’Europe,

Aujourd’hui, je vous parle d’EURES: whaaaaaat?? European Employment Service ou service de l’emploi européen.

Une des plus belles facettes, selon moi, de l’Union européenne c’est la libre circulation des personnes. Oui oui si tu veux aller faire un stage en Lettonie, un voyage en Tchéquie (n’est-ce pas Lili ?), apprendre le finnois…bam ta carte d’identité te suffit.

Je sais qu’au regard des récents événements, le contrôle aux frontières pour des raisons de sécurité intérieure, cela peut en choquer certains. Mais je reste arc-boutée sur le fait que c’est avec la libre circulation qu’on peut vivre l’Europe au quotidien.

Revenons à EURES. Il est possible d’accéder à un base d’emplois dans les 28 pays que comptent l’Union européen. On peut faire une recherche par pays / par type de contrat (CDD/CDI), mais aussi par mots-clés.

Pour ma recherche d’emploi en Suède, en Finlande, en Estonie, Lettonie et Lituanie j’utillise le mot clé « French » ou « English » pour trouver un poste demandant cette compétence.

« My first EURES job »

Cerise sur le gâteau, si tu as comme moi, moins de 35 ans (eh oui l’Europe me considère comme jeune), tu peux bénéficier du programme d’aide « Mon premier emploi EURES ».

Il s’agit d’une aide financière comme la prise en charge de ton transport pour aller passer un entretien dans un autre pays, mais aussi la traduction de tes diplômes dans la langue du pays visé, et sous certaines conditions d’une aide au déménagement si l’entreprise d’accueil de ne le propose déjà pas.

Plus d’information en contactant le conseiller EURES de ton pôle Emploi.

Mon expérience de la mobilité professionnelle

Il y a 13 ans (déjà!), j’ai tenté l’aventure de partir travailler dans un autre Etat membre de l’Union européenne, à savoir la République d’Irlande. J’avais été mise en contact avec un employé d’une entreprise américaine qui fait des photocopieurs, qui ouvrait un centre d’appels européen.

Le métier d’agent de centre d’appels a été une découverte totale, en plus de la partie technique. J’ai été immergée dans la culture d’entreprise américaine (moins de hiérarchie, beaucoup de procédures standardisées). Mais j’ai beaucoup aimé faire ce travail.

Mon équipe était jeune et dynamique, francophone, au milieu d’un étage où se cotoyaient les Italiens, les Allemands, les Flamands, les Nordiques.

J’en garde un très bon souvenir et de belles amitiés (Hallo Manja, Ciao Silvia). Et je pense que si je n’avais pas eu cette première expérience positive à l’âge de 20 ans, la question de renouveler l’aventure, en famille cette-fois, ne se poserait même pas.

Et à l’époque, je parlais l’anglais de façon très scolaire, je ne comprenais pas grand chose à mon arrivée. Mais j’ai beaucoup appris sur place et j’en garde un anglais professionnel.

Et toi, tu as déjà travaillé dans un autre pays que le tiens? tu connaissais EURES? tu as un emploi pour moi en Suède? 😉