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Ce que j’aime dans ma (courte) vie belge

Hello, hallo, buon giorno les Mamans d’Europe,

Déjà un mois que je suis installée en Belgique, à Bruxelles plus exactement. Et il est temps de partager avec vous ce que j’aime de ma nouvelle vie ici. Pour rappel, je suis ici pour 3 mois avec le programme européen Erasmus Jeunes Entrepreneurs, et je suis accueillie par Anna Balez et son équipe chez Tale Me.

L’entreprise

Tale Me est le plus grand dressing européen de vêtements éthiques à louer. Je me suis abonnée pour ma fille Lou et je suis ravie de pouvoir échanger ses tenues régulièrement. De la création européenne, de qualité, à louer. C’est vraiment un bon compromis pour adopter une mode durable (slow fashion).

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Tale Me collabore avec des créatrices belges comme ici avec Little Panama

Le système est simple et sans déchet. Pour avoir plus d’infos pour vous abonner c’est ici.

Ce que j’aime dans cette expérience c’est de pouvoir avoir accès aux « coulisses » de Tale Me : de la préparation des commandes avec Ben, la gestion des retours avec Laure, l’entretien des vêtements avec Afi tout comme la gestion globale de l’entreprise avec Anna Balez, la fondatrice.

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Anna Balez, fondatrice de Tale Me – dressing de vêtements enfants et mamans en location

La ville

L’ambiance de Bruxelles me plaît énormément, même si j’ai encore peu de recul pour en parler. J’aime découvrir des quartiers très différents comme les Marolles, très populaire, Saint Gilles et ses cafés hypes, Ixelles et ses boutiques de créateurs. Mais aussi Laeken et son canal, où se trouvent les locaux de Tale Me, à Greenbizz – le lieu de l’économie durable à Bruxelles.

La street food

Bon, ma balance aime moins, mais la street food est vraiment partout ici et à toute heure. Je ne peux évidemment pas ne pas parler des frites. Elles sont vraiment bonnes, comme celle de la Chapelle, de la Maison Antoine ou encore de la Barrière de Saint Gilles. J’ai testé aussi les gaufres et mon cœur balance pour celles de Lièges, plus croustillantes que celles de Bruxelles.

La décontraction

Ce que j’aime beaucoup dans ma vie ici, c’est qu’elle est sans chichis. Les collègues, les personnes dans les transports, au restau parlent vrai et facilement. Il y a moins de « protocole » dans les relations aux autres et une forme d’entraide spontanée. Dimanche dernier, je cherchais mon itinéraire en bus et deux personnes présentes m’ont tout de suite renseignée.

Le non jugement 

J’ai fait le choix de venir seule vivre ici et donc de laisser ma fille avec mon mari, à Laval. Et bien, figurez-vous qu’en Belgique, aucune personne ne m’a jugée pour cela. Les remarques de mes collègues étaient totalement empathiques, alors qu’en France on a plusieurs fois souligné que le rôle d’une mère était auprès de ses enfants. Je crois plutôt que mon rôle de mère est d’être heureuse.

Ne dit-on pas « happy mother, happy child » ?

Et vous les Mamans d’Europe, connaissez-vous Bruxelles ? Seriez-vous prêtes à vivre loin de votre famille même quelques mois ? Dites- moi tout en commentaires. 

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MamansdEurope #13 : Maria-Joao de Porto

[English version below]

Hello, hallo, bom dia les Mamans d’Europe,

Je vous souhaite une très belle année 2018, qu’elle soit épanouissante, lumineuse et européenne bien entendu.

C’est du cœur de l’Europe – Bruxelles, ma belle – que je vous écris. Il y a quelques jours j’ai démarré une nouvelle expérience professionnelle chez Tale Me – l’entreprise qui habille les familles de demain en proposant des vêtements en location. Zéro déchet à souhait ! Je vous partagerais mon expérience dans un prochain article, promis, mais vous j’ai déjà posté des vidéos et photos sur ma page Facebook et mon compte instagram.

Mais pour l’instant, je me replonge dans les belles rencontres faites au Portugal :  il y a eu celle d’Anne-Sophie, mais aussi de Maria-Joao, une maman portugaise originaire de Porto. Je l’ai rencontrée lors de sa venue en Mayenne pour le projet européen ACCESS.  C’est à Porto, en novembre dernier, que nous nous sommes revues et qu’elle a bien voulu répondre à quelques questions.

Sandra / Mamans d’Europe : Pourquoi participes-tu au programme ACCESS – sur l’inclusion dans l’emploi des adultes en situation de handicap ?

Maria-Joao : Le CEFPI m’a invitée à rejoindre le projet, mais même s’il ne l’avait pas fait j’aurais participé de moi-même. Mon fils étudie ici. C’était un grand challenge pour moi, mon premier voyage en avion et la première fois que je participais à un projet européen.

Mamans d’Europe : Qu’as-tu préféré dans ce projet ?

Maria-Joao : Tout m’a plu ! Je dirais qu’observer les différences entre le Portugal et la France et voir comment les jeunes sont traités à l’école. J’ai aimé rencontrer les jeunes comme Anne-Sophie, en cuisine (lien) et Ludovic, en jardinage et visiter les entreprises.

Mamans d’Europe : Qu’est-ce que tu as moins aimé ?

Maria-Joao : Je dirais l’école. Car au Portugal, l’école est inclusive. En France, j’ai eu le sentiment qu’on séparait les enfants les uns des autres, ce qui ne facilite pas le regard sur la différence. La transition vers un nouveau modèle sera difficile, mais au Portugal cela fonctionne.

Mamans d’Europe : Que retiens-tu de cette expérience européenne ?

Maria-Joao : J’ai adoré cette expérience ! J’ai beaucoup aimé les visites d’entreprises qui emploient des personnes en situation de handicap. Je dirais que j’ai pris confiance en moi. J’ai prévenu mon fils de 21 ans que je participerais à ce projet. Je l’appelais tous les soirs à l’heure du dîner.

Mamans d’Europe : Comment résumerais-tu le projet ACCESS en un seul mot ?

Maria-Joao :GÉNIAL ! J’espère que tous les pays impliqués dans ce projet prendront des bonnes pratiques et les appliqueront au quotidien.

Mamans d’Europe : Ce projet a t-il changé ton regard sur l’Europe et les programmes européens ?

Maria-Joao : Les fonds européens sont indispensables pour mener ce type de projets. L’argent permet de financer les échanges de pratiques sur l’inclusion de chaque pays. J’ai aussi appris que le programme Erasmus avait 30 ans cette année – en 2017, je n’en revenais pas, déjà !

Merci, Obrigada Maria-Joao !

Et vous, saviez-vous qu’au Portugal les écoles étaient inclusives – c’est à dire que TOUS les enfants y sont accueillis.  Comment cela se passe chez vous ?

[French version above]

Hello, hallo, bom dia dear European mothers,

I wish you a very beautiful year 2018, may it be fulfilling, light and european of course.

I am at the heart of Europe – in the beautiful city of Brussels – to write you today. Last week, I started a new professionnal experience as an aspiring entrepreneur, working for  Tale Me – so magic to wear. It is a rental company offering children and mum-to-be clotehes. Perfectly Zero Waste ! I would share my experience with you in an article to come, but you could already have a look at my Facebook page  and my instagram account. 

But for the time beaing, I am recalling good memories of the people I met in Portugal, last November. I mentionned Anne-Sophie (in French) but there was also Maria-Joao, a Portuguese mother coming from Porto. I met her when she came in Mayenne for the study visit for the european project ACCESS.  It’s in Porto, last year, that we took time for an interview.

Sandra / Mamans d’Europe : Why did you join the European project ACCESS – about inclusion of young people with disabilities ?

Maria-Joao : The Centre for Education (CEFPI) invited me to join the group, but even if they had’nt I would have joined anyway. My son studies here. It was a huge challenge for me : first time on a plane and first time in a European project. 

Mamans d’Europe : What did you prefer in that project? 

Maria-Joao : Everything ! I would say I enjoy observing the differences between the Portuguese and the French systems. For example, how disabilities is dealt with. I saw young people at school. I enjoyed meeting Anne-Sophie, talking about her job in the canteen and Ludovic, a gardener and I also really liked visiting companies that hire young people with disabilities. 

Mamans d’Europe : What did you less enjoy?

Maria-Joao : I would say the school. Because in Portugal, schools are inclusive. In France, I had the feeling we were segregating children from one another. That does not help accepting differences. Transitions are hard but necessary, in Portugal it works.

Mamans d’Europe : What will you remember from this European experience ?

Maria-Joao : I really enjoyed my European experience ! I gained more self-confidence. I told my 21-year old son I was joining the project. I called every evening around dinner time.

Mamans d’Europe : How would you summarize the ACCESS project in one word?

Maria-Joao :GREAT ! I do hope all the countries involved will bring the good practice home and adapt them. 

Mamans d’Europe : Did that project change your mind about EU programmes (and funds)?

Maria-Joao : EU funds are really important to organise such projects. We need money to be able to share all that is done for inclusion at a European level.  I also heard the Erasmus programme is 30 years old – in 2017 – I was surprised !

Thank you, Obrigada Maria-Joao !

Et vous, saviez-vous qu’au Portugal les écoles étaient inclusives – c’est à dire que TOUS les enfants y sont accueillis.  Comment cela se passe chez vous ?