Maman d’Europe : Maria-Joao de Porto

[English version below]

Hello, hallo, bom dia les Mamans d’Europe,

Je vous souhaite une très belle année 2018, qu’elle soit épanouissante, lumineuse et européenne bien entendu.

C’est du cœur de l’Europe – Bruxelles, ma belle – que je vous écris. Il y a quelques jours j’ai démarré une nouvelle expérience professionnelle chez Tale Me – l’entreprise qui habille les familles de demain en proposant des vêtements en location. Zéro déchet à souhait ! Je vous partagerais mon expérience dans un prochain article, promis, mais vous j’ai déjà posté des vidéos et photos sur ma page Facebook et mon compte instagram.

Mais pour l’instant, je me replonge dans les belles rencontres faites au Portugal :  il y a eu celle d’Anne-Sophie, mais aussi de Maria-Joao, une maman portugaise originaire de Porto. Je l’ai rencontrée lors de sa venue en Mayenne pour le projet européen ACCESS.  C’est à Porto, en novembre dernier, que nous nous sommes revues et qu’elle a bien voulu répondre à quelques questions.

Sandra / Mamans d’Europe : Pourquoi participes-tu au programme ACCESS – sur l’inclusion dans l’emploi des adultes en situation de handicap ?

Maria-Joao : Le CEFPI m’a invitée à rejoindre le projet, mais même s’il ne l’avait pas fait j’aurais participé de moi-même. Mon fils étudie ici. C’était un grand challenge pour moi, mon premier voyage en avion et la première fois que je participais à un projet européen.

Mamans d’Europe : Qu’as-tu préféré dans ce projet ?

Maria-Joao : Tout m’a plu ! Je dirais qu’observer les différences entre le Portugal et la France et voir comment les jeunes sont traités à l’école. J’ai aimé rencontrer les jeunes comme Anne-Sophie, en cuisine (lien) et Ludovic, en jardinage et visiter les entreprises.

Mamans d’Europe : Qu’est-ce que tu as moins aimé ?

Maria-Joao : Je dirais l’école. Car au Portugal, l’école est inclusive. En France, j’ai eu le sentiment qu’on séparait les enfants les uns des autres, ce qui ne facilite pas le regard sur la différence. La transition vers un nouveau modèle sera difficile, mais au Portugal cela fonctionne.

Mamans d’Europe : Que retiens-tu de cette expérience européenne ?

Maria-Joao : J’ai adoré cette expérience ! J’ai beaucoup aimé les visites d’entreprises qui emploient des personnes en situation de handicap. Je dirais que j’ai pris confiance en moi. J’ai prévenu mon fils de 21 ans que je participerais à ce projet. Je l’appelais tous les soirs à l’heure du dîner.

Mamans d’Europe : Comment résumerais-tu le projet ACCESS en un seul mot ?

Maria-Joao :GÉNIAL ! J’espère que tous les pays impliqués dans ce projet prendront des bonnes pratiques et les appliqueront au quotidien.

Mamans d’Europe : Ce projet a t-il changé ton regard sur l’Europe et les programmes européens ?

Maria-Joao : Les fonds européens sont indispensables pour mener ce type de projets. L’argent permet de financer les échanges de pratiques sur l’inclusion de chaque pays. J’ai aussi appris que le programme Erasmus avait 30 ans cette année – en 2017, je n’en revenais pas, déjà !

Merci, Obrigada Maria-Joao !

Et vous, saviez-vous qu’au Portugal les écoles étaient inclusives – c’est à dire que TOUS les enfants y sont accueillis.  Comment cela se passe chez vous ?

[French version above]

Hello, hallo, bom dia dear European mothers,

I wish you a very beautiful year 2018, may it be fulfilling, light and european of course.

I am at the heart of Europe – in the beautiful city of Brussels – to write you today. Last week, I started a new professionnal experience as an aspiring entrepreneur, working for  Tale Me – so magic to wear. It is a rental company offering children and mum-to-be clotehes. Perfectly Zero Waste ! I would share my experience with you in an article to come, but you could already have a look at my Facebook page  and my instagram account. 

But for the time beaing, I am recalling good memories of the people I met in Portugal, last November. I mentionned Anne-Sophie (in French) but there was also Maria-Joao, a Portuguese mother coming from Porto. I met her when she came in Mayenne for the study visit for the european project ACCESS.  It’s in Porto, last year, that we took time for an interview.

Sandra / Mamans d’Europe : Why did you join the European project ACCESS – about inclusion of young people with disabilities ?

Maria-Joao : The Centre for Education (CEFPI) invited me to join the group, but even if they had’nt I would have joined anyway. My son studies here. It was a huge challenge for me : first time on a plane and first time in a European project. 

Mamans d’Europe : What did you prefer in that project? 

Maria-Joao : Everything ! I would say I enjoy observing the differences between the Portuguese and the French systems. For example, how disabilities is dealt with. I saw young people at school. I enjoyed meeting Anne-Sophie, talking about her job in the canteen and Ludovic, a gardener and I also really liked visiting companies that hire young people with disabilities. 

Mamans d’Europe : What did you less enjoy?

Maria-Joao : I would say the school. Because in Portugal, schools are inclusive. In France, I had the feeling we were segregating children from one another. That does not help accepting differences. Transitions are hard but necessary, in Portugal it works.

Mamans d’Europe : What will you remember from this European experience ?

Maria-Joao : I really enjoyed my European experience ! I gained more self-confidence. I told my 21-year old son I was joining the project. I called every evening around dinner time.

Mamans d’Europe : How would you summarize the ACCESS project in one word?

Maria-Joao :GREAT ! I do hope all the countries involved will bring the good practice home and adapt them. 

Mamans d’Europe : Did that project change your mind about EU programmes (and funds)?

Maria-Joao : EU funds are really important to organise such projects. We need money to be able to share all that is done for inclusion at a European level.  I also heard the Erasmus programme is 30 years old – in 2017 – I was surprised !

Thank you, Obrigada Maria-Joao !

Et vous, saviez-vous qu’au Portugal les écoles étaient inclusives – c’est à dire que TOUS les enfants y sont accueillis.  Comment cela se passe chez vous ?

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Le Zéro déchet en voyage à Berlin

Hello, hallo, buon giorno les Mamans d’Europe,

Déjà quelques semaines se sont passées depuis notre retour de Berlin, avec BB Lou. La routine a repris et j’essaie d’être douce avec moi-même car je cherche mon chemin dans notre nouvelle vie/ville.

Je voulais partager avec vous mon expérience du Zéro déchet avec BB Lou en voyage. Tout d’abord, je pense que j’ai eu beaucoup de chance mais à l’aéroport, on m’a laissée passer avec mon petit pot en verre de riz au lait maison, nos tupp’ avec notre pique-nique et…mes couverts!

Je pense que le fait de voyager avec un enfant permet cette souplesse car j’ai pu lire sur le Groupe FB Zéro déchet Irlande qu’il avait été refusé à une passagère de faire remplir son mug d’eau chaude pour son thé pour « raisons de sécurité ».

Arrivées à Berlin, j’ai faire le tour du pâté de maison à Charlottenburg et je me suis aperçue qu’il y avait un magasin bio à deux pas, proposant du vrac.  Cela m’a facilité les achats pour le séjour. J’ai pris des bananes séchées et des noix de cajou car BB Lou adore ça pour le goûter.

Mes amis se sont intéressés au Zéro déchet en me voyant remplir mes tupp’ et nos gourdes thermos avant de partir nous balader. C’est aussi ces moments là que j’aime, discuter mes choix, informer mon entourage, sans juger de leurs choix à eux.

Plusieurs fois, j’ai pu demander en magasin à ce que mes cafés et chaï latte soient versés dans mon propre mug thermos. A part une fois, où la vendeuse a versé le mélange dans un gobelet en carton avant de me le tendre en me demandant de le verser moi-même dans le thermos. J’ai hésité, car le mug en carton allait être jeté, et je l’ai pris. BB Lou a joué avec au bac à sable !

A l’occasion de nos retrouvailles avec mes Mamans d’Europe, nous avons fêté mon anniversaire sous forme de goûter ou « Kaffee-Kuchen » à l’allemande. Nous avons partagé des parts de gâteaux et des macarons. Malheureusement, je n’ai pas réussi à obtenir que les macarons soient mis dans mon tupp’ pour « raisons d’hygiène », selon la vendeuse. Je n’ai pas insisté et ai pris l’emballage. J’essaie de ne pas être trop frustrée, mais j’avoue que parfois c’est juste lourd de ne pas obtenir gain de cause.

 

Mon meilleur souvenir reste les temps de jeux des enfants au parc au bord du lac. Il faisait très beau. Les enfants jouaient et je me sentais vraiment à ma place avec ma fille à Berlin. Je me suis rendue compte que notre séjour coïncidait avec les 60 ans du Traité de Rome, il y a eu un lâcher de ballons bleus aux couleurs de l’Europe de la Porte de Brandenbourg. Et même si ma conscience Zéro déchet était désolée de ce gâchis, le symbole était quand même beau.

Au parc à Charlottenburg
Au parc avec mon amie Manja et son enfant

Et vous, comment faites-vous en voyage pour limiter vos déchets? Avez-vous déjà voyagé seul.e avec votre enfant? Connaissez-vous Berlin?

 

Le cœur à Berlin

Hello, hallo, buon giorno les Mamans d’Europe,

Je suis ravie de vous retrouver quelques jours après mon retour de Berlin. Berlin, notre premier voyage mère-fille à BB Lou et à moi. Il me reste des sensations de déjà vu, car je me suis rendue plusieurs fois dans la capitale allemande. Mais je dois vous avouer qu’y aller avec ma fille a donné une saveur particulière à ce voyage. Lire la suite de « Le cœur à Berlin »

Famille Zéro déchets

Hello, hallo, buon giorno les Mamans d’Europe,

Je voulais partager avec vous les astuces pour réduire nos déchets en famille. C’est une démarche entreprise depuis quelques années déjà, mais qui se trouve accélérée avec l’arrivée de BB Lou.

Rappelez-vous, j’ai écrit un article sur les couches lavables ici

En septembre dernier, je lisais le livre de Béa Johnson, papesse du mode de vie zéro déchets et je me nourrissais de ses astuces pour remplacer des produits par d’autres à la maison.

Sa théorie du « refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter » m’a boosté dans notre organisation. J’ai commencé par désencombrer notre petit appartement, et retrouver un  espace plus zen.

Dans le dressing :

J’ai fait le point sur les vêtements trop petits (nouvelle silhouette post grossesse), sur ceux que je pensais ne plus remettre. Les chaussures et les sacs ont également été triés. Je n’ai gardé que l’essentiel pour une garde robe unie, avec des accessoires pour ma touche de fantaisie (foulard, broches et mes indispensables chapeaux).

Dans la salle de bain :

Exit les produits ménagers inutilisés (tablette anti-calcaire pour la machine à laver, adoucissant bio, gel douche et shampoing en  grande bouteilles plastique). J’ai ressorti nos gants de toilette, serviettes en nid d’abeille et le bon vieux savon.

J’ai cousu les lingettes lavables pour ma fille grâce à ce tutoriel.

Dans la cuisine :

Depuis quelques années, nous achetons en vrac et utilisons des bocaux en verre pour stocker. Je trouve ça pratique pour voir le restant dans un contenant transparent, plutôt que dans une boîte en carton, au fond du placard.

Nous faisons des menus avant d’aller en courses et n’achetons que ce dont nous avons besoin, en fonction des légumes du panier hebdomadaire. De ce fait, nous avons réduit la quantité de nourriture qui finissait à la poubelle.

Nous utilisons un lombricomposteur pour nos déchets organiques, mis à disposition par l’agglomération. Il était dans mon salon auparavant et désormais sur notre balcon. C’est un bon outils pédagogique quand nous avons de jeunes visiteurs. Ils adorent tenir un ver dans leur main!

Le réseau:

Car le passage à un mode de vie qui tend vers le zéro déchet est compliqué, long, parfois épuisant, je ressens le besoin de m’entourer de personnes qui font le même parcours. Je fais partie depuis peu du Groupe Facebook Angers Zéro déchet

Une rencontre est en train de se préparer! Je vous en dirais plus quand la date sera fixée. Déjà une bonne nouvelle apprise via ce réseau : une épicerie en vrac va bientôt voir le jour : Les 2 Pauline

J’ai également rejoint le réseau international des blogueurs Zéro déchet. Je me sens toute petite dans ce flot de personnes engagées. Mais je me dis que chacun peut changer ses habitudes à son échelle.

En dehors de la maison :

J’utilise une lunch box pour mon repas au bureau. Des sacs en tissu dans mon sac et un mug pour mon thé.

Liens pour appliquer le mode de vie « zéro déchet » :

Photo : exemple de bocaux en vrac magasins Day by day

 Et vous les Mamans d’Europe, êtes-vous en mode zéro déchets? quels sont vos astuces?